À toi, le pilier de notre famille
Je ne te le dis pas assez souvent à quel point tu en fais tant. Je le sais.
On est souvent dans le rush. Entre les activités, les bains, les soupers et le chaos du quotidien, on oublie parfois de se regarder vraiment. On s’ostine sur des niaiseries. Tu trouves que j’en fais pas assez. Des fois t’as raison.
Des fois je vois pas tout ce que tu portes parce que tu le portes tellement bien que ça paraît pas. Je ne vois pas toute la charge mentale que tu as.
Mais aujourd’hui j’ai envie de tout arrêter pour te dire ce que j’aurais dû te dire bien plus souvent.
Je me souviens du premier jour où tu l’as tenu dans tes bras. Ce regard-là que tu lui as donné : doux, instinctif et rempli d’amour. Comme si t’avais fait ça toute ta vie. C’est là que j’ai su que tu étais exactement la maman dont il avait besoin. Pas une maman parfaite. La sienne.
Depuis ce jour-là, je t’ai vue te lever la nuit sans te plaindre (ou presque!). Recommencer le lendemain matin comme si t’avais dormi huit heures. Te questionner en silence sur si t’es assez présente, assez patiente, assez tout.
Je te vois scroller ton téléphone le soir et te comparer à des mamans qui ont l’air d’avoir tout sous contrôle, la maison impeccable, les repas parfaits et la vie bien organisée. Des fois j’aurais le goût de prendre ton téléphone, le poser et te dire : regarde ce qu’on a. Regarde ce que t’as créé. C’est ça, la vraie vie. Pis c’est beau.
Notre maison n’est pas toujours propre. Nos soupers ne sont pas toujours gastronomiques. On s’ostine encore trop souvent sur des affaires qui comptent pas vraiment. Mais sais-tu ce que nos enfants voient, eux autres? Une maman qui est SUFFISAMMENT là. Qui embrasse les bobos même épuisée. Qui recommence même quand elle a plus grand-chose dans le réservoir. Qui les aime avec une intensité que j’ai de la misère à mettre en mots.
Tu n’as pas à être parfaite, maman.
Les jours où tu es fatiguée, où tu perds patience, où tu doutes — ces jours-là aussi sont importants. Car c’est ainsi que nos enfants apprendront que l’amour n’est pas dans la perfection, mais dans ces moments imparfaits où l’on choisit de s’aimer malgré tout.
Chaque fois que tu vas regarder cette œuvre, dans les matins de chaos, dans les nuits où tu dors pas, dans les moments où tu te demandes si t’en fais assez, j’espère qu’elle va te rappeler ce que je devrais te chuchoter bien plus souvent : tu fais de ton mieux chaque jour. Et leur mieux à eux, c’est toi. Tu es
SUFFISAMMENT ♡
Maman.
Une maman SUFFISAMMENT aimante, présente et bienveillante. Même dans l’imparfait. Surtout dans l’imparfait.
Sois douce avec toi-même, comme t’es douce avec eux. Parce que faire de son mieux chaque jour, c’est déjà tout ce dont ils ont besoin. Je t’aime dans le beau chaos de notre quotidien. Dans les chicanes et dans les fous rires. Dans ta fatigue et dans ta force.
Pis si c’était à refaire, je te choisirais encore.
Merci pour tout ce que tu fais pour nous.
Écrit par Valérie St-Laurent